Portrait éditorial de Karine Boucher :
des images pour accompagner son livre
« De toutes mes forces, renaître »
Réaliser le portrait d’une autrice pour accompagner un livre demande une vraie justesse. Il ne s’agit pas seulement de faire une belle photo. Il faut aussi comprendre ce que le livre porte, ce que la personne souhaite transmettre et la manière dont l’image va entrer en dialogue avec son histoire.
C’est dans cet esprit que j’ai réalisé le portrait de Karine Boucher, ainsi que plusieurs photos d’elle, à l’occasion de la sortie de son livre De toutes mes forces, renaître. Publié en avril 2025 chez L’Archipel, cet ouvrage revient sur son parcours de survie, de reconstruction et de renaissance après des violences conjugales. Le livre est présenté comme un témoignage mêlant emprise, handicap et reconstruction par le sport.
Karine Boucher, une parole forte autour des violences conjugales et de la reconstruction
Dans les informations publiques disponibles, Karine Boucher raconte avoir subi de graves violences conjugales, jusqu’à une tentative de féminicide en 2010. Dans un entretien accordé à Faire Face, elle explique combien il lui a fallu se reconstruire, non seulement à cause du handicap, mais aussi à cause de l’emprise subie pendant des années.
Son livre, De toutes mes forces, renaître – Des violences conjugales au handisport de haut niveau, est présenté par son éditeur et par plusieurs médias comme un témoignage de reconstruction, dans lequel le golf joue un rôle central. Les présentations publiques du livre indiquent également qu’elle est devenue numéro un mondiale de handigolf dans sa catégorie.
Par ailleurs, ce récit n’a pas été écrit dans l’immédiateté du drame. Dans un autre entretien, Karine Boucher explique qu’il lui a fallu du temps avant de trouver du sens au fait de raconter son histoire. Ce recul donne au livre une portée particulière : il ne s’agit pas seulement de revenir sur la violence, mais aussi de montrer ce qu’une reconstruction peut devenir.
Photographier une autrice au-delà de son histoire
Quand on photographie une femme qui porte un témoignage aussi fort, il faut éviter un piège évident : réduire la personne au drame qu’elle a traversé.
Au contraire, un portrait éditorial réussi doit laisser apparaître autre chose. Il doit montrer une présence. Il doit aussi donner à voir une personnalité, une dignité, une force, parfois une douceur, parfois une forme de calme. Autrement dit, l’image doit accompagner la parole sans l’enfermer.
Dans le cas de Karine Boucher, cet équilibre est essentiel. Son livre parle de violences conjugales, bien sûr. Cependant, il parle aussi de reconstruction, de réappropriation de soi et d’élan de vie. Le portrait doit donc rester cohérent avec cette double dimension.
Créer une image qui accompagne un témoignage sans l’écraser
Pour moi, ce type de séance demande de la retenue. D’abord, il faut écouter. Ensuite, il faut observer ce qui se dégage naturellement. Enfin, il faut construire une image qui soit forte, mais jamais démonstrative.
Je ne cherche pas à dramatiser le portrait. Je ne cherche pas non plus à lisser ce qu’il raconte. Je cherche plutôt une forme de vérité visuelle. C’est souvent là que l’image devient juste.
Le portrait pour un livre : entre présence, pudeur et justesse
Un portrait destiné à accompagner un livre n’a pas le même rôle qu’une photo de communication classique. En effet, il doit pouvoir dialoguer avec un texte, une couverture, une quatrième, un dossier de presse ou une interview. Il doit donc être lisible, incarné et durable.
Dans ce contexte, chaque détail compte : le regard, la posture, la lumière, le cadrage, la place laissée au silence dans l’image. De plus, lorsqu’il s’agit d’un témoignage aussi sensible, il faut trouver un ton visuel qui respecte la personne et le sujet.
Montrer la force sans gommer la sensibilité
C’est précisément ce que j’aime dans le portrait éditorial. Une image n’a pas besoin d’en faire trop pour être puissante. Bien au contraire. Parfois, ce sont la simplicité, la présence et la sobriété qui donnent le plus de force à une photographie.
Avec Karine Boucher, l’enjeu n’était donc pas de fabriquer une image spectaculaire. L’enjeu était de créer des portraits cohérents avec sa parole publique, avec son livre et avec ce qu’elle dégage aujourd’hui.
Pourquoi ce type de portrait éditorial parle aux autrices, maisons d’édition et porteuses de projet
Aujourd’hui, les autrices, les maisons d’édition, les conférencières, les entrepreneuses engagées et les femmes qui prennent la parole publiquement ont besoin d’images solides. Une photo peut accompagner une sortie de livre. Elle peut aussi soutenir une interview, une communication presse, un site internet ou une prise de parole sur les réseaux sociaux.
C’est pourquoi le portrait éditorial est devenu un vrai outil de visibilité. D’abord, il donne un visage cohérent à un projet. Ensuite, il renforce la crédibilité d’une parole publique. Enfin, il permet de créer une identité visuelle plus forte et plus humaine.
Produire des portraits utiles pour le livre, la presse et les réseaux sociaux
Un bon portrait éditorial ne sert pas à un seul usage. Au contraire, il doit pouvoir vivre sur plusieurs supports. Il peut accompagner la sortie d’un ouvrage, illustrer un article, nourrir un compte Instagram, enrichir LinkedIn ou soutenir un dossier de presse.
C’est donc dans cette logique que je construis mes séances : des images sensibles, oui, mais aussi des images réellement utiles.
Mon approche de photographe portrait éditorial en PACA
Dans mes portraits éditoriaux, je cherche toujours une ligne simple : créer des images élégantes, incarnées et fidèles à la personne photographiée. Je ne veux pas plaquer une esthétique sur quelqu’un. Je veux plutôt faire émerger une présence.
Cette séance réalisée autour de Karine Boucher et de son livre De toutes mes forces, renaître illustre parfaitement le type de projets que j’aime accompagner : portraits d’autrices, portraits pour livres, portraits de femmes engagées, communication éditoriale et images pensées pour porter une parole.
En PACA, ce type d’approche peut parler autant aux autrices qu’aux éditeurs, aux entrepreneuses, aux conférencières, aux associations ou aux professionnelles qui ont besoin d’un portrait fort, humain et cohérent avec leur univers.
Photographier Karine Boucher dans le cadre de la sortie de son livre ne relevait pas seulement du portrait. Il s’agissait aussi de traduire visuellement une parole publique, un parcours de reconstruction et une présence.
C’est là que le portrait éditorial prend toute sa valeur. Il ne montre pas seulement un visage. Il accompagne une histoire, soutient un message et donne une forme visuelle juste à ce que la personne souhaite transmettre.





